Quelques repères

Le gaspillage alimentaire, une aberration

Le secteur de la restauration collective produit 3 milliards de repas par an et génère près de 2 millions de tonnes de gaspillage alimentaire1.

Ces pertes et gaspillages proviennent à la fois des assiettes non terminées par les convives mais aussi des surplus de production.

Dans les cuisines centrales qui préparent chaque jour des milliers ou des dizaines de milliers de repas, des dizaines voire des centaines de repas ne sont pas consommés en raison de divers aléas, parmi lesquels des variations d’effectifs dans les restaurants que ces cuisines centrales approvisionnent.

Les mesures de gestion et de production des repas « au plus juste » ne suffisent pas à éviter totalement ces excédents de repas parfaitement consommables…qui deviennent donc de futurs déchets que les cuisines centrales doivent gérer.

Ce gaspillage de nourriture est une perte de valeur importante pour le travail des agents de ces cuisines. C’est également de l’argent gaspillé et des impacts sur l’environnement : pertes en eau, en énergie, surfaces de terre agricoles cultivées « pour rien » (dans le monde, 28% des terres agricoles…servent à produire …du gaspillage !), gaz à effets de serre,…

La production agricole et alimentaire dans le monde est responsable de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Le gaspillage alimentaire contribue à lui seul à 8% de ces émissions (source FAO). Si le gaspillage était un pays, il serait le 3ème producteur de gaz à effet de serre, après la Chine et les Etats-Unis.

L’enjeu de la réduction du gaspillage alimentaire est fort quand on sait qu’une partie de l’humanité « vit au-dessus de ses moyens » c’est à dire consomme chaque année davantage de ressources issues de la biosphère que celle-ci n’est capable d’en regénérer.

Pour changer cette situation, il faut que chacun change ses habitudes, à toutes les étapes de la chaine alimentaire.

La France s’est dotée pour cela d’un cadre national de lutte contre le gaspillage alimentaire (Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire du 14 juin 2013 et loi n°2016-138 du 11 février 2016) pour répondre à l’objectif européen de diminuer le gaspillage alimentaire de 30% d’ici à 2025 et de 50% d’ici à 2030. C’est le premier pays au monde à s’être dotée d’une législation pour s’attaquer au gaspillage.

Si la prévention constitue la première des étapes pour atteindre ces objectifs elle n’est pas suffisante. Il faut en effet également valoriser les excédents.

C’est le cœur de l’activité d’Excellents Excédents.

Contribuer à plus de solidarité alimentaire

Les besoins sont immenses : plus de six millions de personnes en France sont en situation d’insécurité alimentaire, c’est-à-dire qu’elles ne mangent pas à leur faim ou ont une alimentation qualitativement carencée. Seuls trois millions d’entre elles bénéficient d’une aide alimentaire.

Cette aide peut prendre la forme de remise de colis ou de denrées brutes, pour les personnes qui ont à la fois des lieux et des équipements pour les cuisiner. Mais elle peut également être apportée sous forme de distribution de repas, lors de maraudes ou dans des lieux qui accueillent des personnes sans domicile, des étudiants en situation de précarité, des « salariés pauvres », des retraités …où les personnes reçoivent un repas cuisiné et un café, sans compter l’attention, le sourire et les échanges qui permettent d’apporter un peu d’humanité dans les situations très difficiles.

En Ile-de-France, plus de 30 000 personnes sans domicile sont hébergées chaque soir dans des centres spécialisés dans l’accueil d’urgence, la stabilisation ou l’insertion et plus de 33 000 sont hébergées par l’état à l’hôtel, où elles bénéficient de repas.

Excellents Excédents répond à ces besoins en fournissant des repas équilibrés et prêts à consommer. Pour les associations et les centres d’hébergement, c’est une logistique simplifiée par rapport à la récupération de denrées brutes et la préparation de repas qui mobilisent généralement de nombreux bénévoles, sans compter le fait que la récupération de denrées brutes occasionne un important travail de tri. De plus, les « ramasses » en provenance de la grande distribution n’offrent pas toujours une diversité de produits et peuvent manquer de fruits et légumes.

Excellents Excédents, en valorisant des excédents de repas et en apportant une solution « sur-mesure » aux associations, est un acteur de la solidarité alimentaire envers les plus démunis.